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Le corps bouge grâce au cerveau.
Le cerveau s’est développé grâce
aux mouvements de corps.

Marine-Dominique Coronel,
Praticienne en Education kinesthésique et Kinésiologies spécialisées.

Enfant dyslexique.

La kinésiologue Marie Dominique Coronel

Fréquenter les écoles françaises en étant dyslexique est une expérience qui a marqué ma vie d’enfant puisque j’étais celle de ma fratrie qui ramenait les mauvaises notes de l’école alors que je travaillais sans arrêt. En CM1, l’institutrice a voulu me faire redoubler et me mettait de coté, persuadée que j'étais incapable de faire des études.

Plus tard, après un échec programmé en seconde C, la directrice de l’école m’a fait un tel dossier scolaire qu’aucune autre école ne m’acceptait. Je n'ai été acceptée en seconde T3 (technique de laboratoire, actuelle STL), que sous condition de réussite dans les 3 mois d’essai.

Je ne remercierais jamais assez la directrice de cette année-là, à l’école Marmoutier de Tours, de m’avoir donné ma chance. Ce fut l’année ou l’emprise de la dyslexie s’est allégée, à moins que je n’aie commencé inconsciemment (mais après plus de 5 ans de CMPP) à la maîtriser.

La dyslexie à cette époque était peu connue hors pédiatres et personnel spécialisé. Le premier rejet a eu lieu en école publique, l’autre en école privée. La querelle de l’époque sur ces deux institutions n’apportait rien aux dyslexiques.

Une frénésie de reconnaissance par les diplômes

Ce handicap m'a rendu persévérante et ne m’a pas empêché de faire de longues études avec succès : j’ai un doctorat es sciences passé à l’université Paul Sabatier de Toulouse. Mais le prix en a été très lourd : l’impression de n’avoir pas eu d’enfance, 3 années de retard par rapport aux calculs de référence ce qui a conduit certains laboratoires élitistes à refuser ma candidature lors de la recherche d'un laboratoire d’accueil pour mon doctorat et l’impression de n’avoir vécu que pour travailler (réflexe que je n’ai maîtrisé que vers 40 ans).

Avec mon doctorat en poche, j’ai attendu un an et demi pour obtenir mon premier poste. Nous étions en 1988 au milieu des années, réputée les plus noires de l’emploi des cadres (1985 – 1995).

J’ai d’abord été responsable de laboratoire (de chimie et microbiologie) dans une entreprise familiale puis s'est ajouté la responsabilité de l’entrepôt. La société, rachetée par une multinationale, devant être démantibulée, j’ai dû réorganiser le travail pour répartir le contenu de mon poste et ceux de plusieurs autres personnes avant mon licenciement.

Le nouveau site industriel qui m'accueillait était … à la veille d’un plan de licenciement important (environ 25 % du personnel devait partir). Pendant les 10 années passées dans cette société comme responsable assurance qualité (normes suivies ISO 9001 et des bonnes pratiques de fabrication) l’usine est passée de 184 personnes à moins de 100.

Malgré quelques avancées en qualité et sécurité très intéressantes, il semble avec du recul que le poste d’encadrement avait pour principale finalité de toujours réorganiser pour que l’usine produise encore plus avec toujours moins de monde, la qualité devant, si possible mais pas nécessairement, être maintenue.

Voulant réorienter ma carrière, j’ai passé un MBA (diplôme américain de gestion d’entreprises) en prenant pour sujet de travail de fin d’étude, le développement des compétences du personnel. Ne voulant pas passer plus de temps à licencier du personnel qu’à m’occuper de son évolution, j’ai abandonné l’idée de m’orienter vers la direction du personnel.

Après 14 ans en industrie, arrivée devant la croisée des chemins, j’ai décidé de réorienter totalement ma carrière.

Après 3 ans de formation en Kinésiologies spécialisées et Education Kinesthésique j'ai compris que mon besoin de diplômes était surtout un besoin effréné de reconnaissance de mes capacités par la seule valeur reconnue en France : les diplômes.

Praticienne en Education kinesthésique et Kinésiologies spécialisées.

Je suis donc devenu praticienne en "Kinésiologie pratique" puis consultante en Education kinesthésique et formatrice en Brain Gym®.

L'objectif de ces techniques est d'aider les enfants et adultes, à surmonter leurs difficultés d'apprentissage ou leur stress quelles qu'en soient leurs manifestations ainsi qu'à réaliser leur potentiel lorsqu'ils ont l'impression qu'il est bridé.

Les kinésiologies spécialisées m’ont fait découvrir la grande capacité du corps à l’auto-guérison, et comment libérer les trésors d’énergie bloqués par les stress qu’ils soient de l’enfance, du passé récent ou du présent.

Dans ma période de travail en industrie j'ai vécu des périodes de stress intense. J'ai fait des trachéites qu'aucun médicament ne venait soulager.

Quand enfin le médicament « miracle » à été trouvé, c'était l'un des "best sellers" soignant la hernie hiatale, cette maladie étant connue pour être intimement liées au(x) stress non maitrisé(s).

Lorsque cette toux a commencé à revenir perturber ma vie, suite au stress du changement radical d'orientation de carrière, je l'ai jugulée, sans molécules chimiques mais en faisant une stimulations manuelle des zones du corps liées, de façon réflexe ou locale, au diaphragme et à l'estomac.

Mes nouvelles connaissances m'ont apporté une nouvelle philosophie : il y a des maladies contre lesquelles les molécules chimiques sont nécessaires, probablement irremplaçables.

Toutefois, dans un grand nombre de cas, le recours aux mécanismes d'auto-guérison du corps est suffisant. Et même dans le cas de maladies nécessitant des médicaments allopathiques, un travail corporel et émotionnel est fondamental pour accélérer la guérison et parfois même réduire la quantité médicamenteuse nécessaire.

C'est donc pour aider les gens à prendre en main leur bien-être, comme je l'ai fait personnellement, que j'ai choisi ce métier.

Le fait de travailler sur ma propre dyslexie, et les complexes associés, m’a permis d’éliminer le manque de confiance en moi qui me caractérisait. Grâce à la période de formation (nous pratiquons sur nous les actions que nous serons amenées à faire sur les autres) je n’ai plus besoin de repasser mon histoire (doctorat, MBA, CD enregistré avec la chorale à laquelle m'appartenais, pièces de théâtres…) pour me penser CAPABLE. Ce retour de la confiance en soi est un des points forts de ces techniques que j'espère faire partager à d'autres.

De même j'ai plaisir à aider ceux qui viennent me voir subissant un harcellement moral comme j'ai pu en avoir dans la première société ou j'ai travaillé, car j'ai observé sur moi et sur mes clients à quel point ces techniques sont efficaces pour cs rééquilibrer et reprendre confiance en soi quand d'autres s'échinent à vous déstabiliser pour vous inciter à partir ou tout simplement pour se donner l'impression d'être le plus intelligent, le plus fort ou quelque autre raison qui leur sont propre.

De même, l’utilisation personnelle de la Brain Gym® me permet de maîtriser ce qui reste de dyslexie en moi.

Avant ce travail, au bout d’une période de lecture je m’apercevais que les mots n’avaient plus de signification, sans savoir quand mon cerveau avait « débranché les circuits ». Je m’en aperçois très vite maintenant et je peux faire les exercices adéquats pour effectuer les « branchements » nécessaires.

C'est la Brain gym® qui m'a amené à l'Education Kinesthésique®, je veux la faire partager à d'autres, adultes ou enfants qui vivent ce défi, comme je l'ai vécu dans ma jeunesse, pour les aider à passer par dessus, tout en gardant leur spécificité et leur richesse personnelle.

Pour ma formation initiale, j’ai fait le choix d’une des premières écoles à évaluer l'acquisition des connaissances et de leur mise en application et à éditer un certificat d’aptitude et non un certificat de présence aux cours. J'ai ensuite suivi la formation en Education kinesthésique, plus conforme à mon inclination naturelle et à mon histoire personnelle.

Consciente que les kinésiologies spécialisées, sont peu connues, et de ce fait pourraient être suspectées de sectarisme ou de charlatanisme, j’ai aussi choisi de me fédérer à un certain nombre d’organisations qui se sont engagées avec un code d’éthique pour éviter les dérives.

Bien qu'elles ne soient pas les seules, j'ai choisi les organisations suivantes :

 

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